Etape 9 : Logistique internationale | Réglementations douanières et fiscalité / Etape 1 : Former | se former ou recruter / Etape 2 : S'informer / Etape 3 : Prospecter / Etape 4 : Communiquer / Etape 5 : S'implanter / Etape 6 : Vendre / Etape 7 : Payer et être payé / Etape 8 : Financer - se faire financer / Etape 10 : Les aspects juridiques

La logistique est une étape à laquelle votre produit n'échappera pas : du lieu de sa fabrication, à son stockage, son réapprovisionnement, son emballage, sa manutention, son transport, son dédouanement et jusqu'à sa livraison il sera concerné.
Réunissant donc toutes les étapes que va vivre un produit avant sa destination finale, la logistique repose essentiellement sur l'organisation des flux d'informations concernant ce produit.
Grâce à l'EDI, la logistique a fait de grands pas en matière de rapidité et de fiabilité de l'information, elle permet ainsi de réguler au mieux sa production et sa commercialisation.
En effet grâce à l'EDI, on peut maintenant assurer les transaction et la traçabilité des produits.

L'exportateur doit faire des choix à chaque étape de son activité, la logistique en est un.

Pour répondre à ce choix, il faut se poser plusieurs questions :

- Où vais-je stocker ma marchandise ?
- Quelle va être la fréquence de mes livraisons ?
- Quel est le mode de transport adapté à mon produit (périssable, fragile, poids, délai…) ?

La réponse à ces questions permettra de déterminer si la marchandise nécessite d'être stockée localement ou pas.

Plusieurs solutions s'offrent à moi, et plutôt que de choisir un seul mode (route, mer, rail ou air), je peux les combiner le cas échéant ou encore les utiliser successivement.

Il va ensuite falloir déterminer sous quelle forme de contrat je vais travailler avec un transporteur. Plusieurs solutions s'offrent encore à moi : l'expédition exclusive, le groupage, l'affrètement ou encore le transport pour compte propre.

Compte tenu du nombre d'activités que la logistique impose, on va le plus souvent sous-traiter cette tâche et faire appel à un transitaire (à moins d'être un grand groupe capable d'assumer seul sa logistique).

Le transitaire peut exercer la fonction de commissionnaire ou de mandataire. Le commissionnaire est lié à une obligation de résultat. Il gère et coordonne toutes les actions, choisit les transporteurs et autres sous traitants. Le mandataire,lui, ne fait qu'exécuter les ordres et n'est tenu qu'à une obligation de moyens.

Une fois le transitaire ou le transporteur sélectionné il faudra également se pencher sur la préparation de la marchandise. En effet, des sanctions liées au défaut d'emballage existent.

Là encore il va vous falloir gérer le risque : risque lié au transport quant à l'état de la marchandise à sa livraison, les délais, la non-livraison…
On peut bien sur couvrir ces risques en prenant des mesures de récaution quant à l'emballage, néanmoins si l'on ne veut courir aucun risque il faudra se couvrir en souscrivant une assurance transport (exigée pour certains modes de transport et dans certains pays). Cette assurance peut être maritime, terrestre ou aérienne.

L'incoterm va définir les différentes étapes de la logistique qui devront être gérées et assumées par l'exportateur. L'acheteur soit parce qu'il le désire ou parce que les réglementations de son pays l'imposent peut demander qu'un contrôle (qualité, quantité, prix) soit effectué sur la marchandise avant son expédition, il faut alors faire appel à des sociétés spécialisées. Contrôle qui sera alors sanctionné par une attestation qui sera également transmise à la banque dans le cas d'un paiement par crédit documentaire.
La marchandise, lors de son voyage sera accompagnée de documents n'ayant pas tous la même valeur juridique et notamment de la lettre LTA, ou CMR.

Les opérations douanières concernent essentiellement les pays tiers puisque dans l'Union Européenne les produits circulent librement hormis certaines familles de produits qui alors peuvent être soumis aux mêmes règles que les produits échangés dans les pays tiers.

Pour les opérations de dédouanement on fera appel à des spécialistes qui seront commissionnaire en douanes ou aux services publics ou encore, si cela se justifie, l'entreprise pourra créer son propre service de douane.

Le dédouanement revêt deux obligations, l'une est documentaire (DAU, certificat d'origine ou de circulation, facture…), l'autre logistique.

Ces obligations logistiques seront effectuées soit au départ, soit à l'arrivée dans des bureaux de douanes. Le délai de dédouanement, peut varier de 12 à 24 heures sauf s'il y a inspection de la marchandise. Par le biais des procédures de dédouanement simplifié (voir PDS) on peut palier aux désagréments cités plus haut. Selon certaines conditions on peut également bénéficier d'une PDD (Procédure de dédouanement à domicile)

Des droits et taxes seront à régler mais plusieurs techniques existent pour :
· Retirer la marchandise avant d'avoir acquitté ce paiement (crédit d'enlèvement)
· Payer avec un délai (crédit de droits et taxes)
Lorsque ces 2 crédits sont cumulés, on peut atteindre jusqu'à 150 jours de délai.

Des régimes douaniers adaptés sont proposés pour améliorer la logistique : transit sous douane , entrepôt de stockage.

Dans le cas où l'on exporte des produits dits "libérés" totalement, aucune formalité particulière n'est demandée. En revanche si ces produits sont surveillés (voir également produits soumis à autorisation), il faudra une Déclaration d'exportation. Dans le cas où ces produits seraient prohibés, une licence d'exportation doit être fournie (attention 1 à 2 mois de délai).

Le régime douanier sera déterminé par le contrat de vente ou par l'usage qui sera fait du produit. Deux régimes existent :
· L'exportation de marchandises est le plus simple (voir valeur en douane )
· Le régime des retours est destiné aux exportations temporaires dans le cas de test de produits par exemple. 3 conditions doivent être respectées pour bénéficier de ce régime : réimportation dans l'état initial, ou dans les 3 ans pour les autres produits (sauf agricoles).

Le régime fiscal appliqué lors des échanges intracommunautaires (voir également échanges extracommunautaires) est le suivant :
C'est l'acquisition qui est taxée à son arrivée dans le pays (voir TVA intra communautaire). Pour ce qui est des prestations de services elles restent taxables dans le pays de résidence du prestataire.
Quant aux factures, elles doivent être conservées pendant 6 ans et elles doivent faire figurer l'identifiant TVA de l'acheteur et du vendeur.

Conseil de l'expert : « "Tout est relatif" (Auguste Comte… et d'autres sages) : C'est souvent en abordant la question de l'incoterm du contrat de vente que l'on se pose par nécessité celle de la logistique... 3 lettres définissent alors les conditions de transfert des coûts et des risques entre Acheteur et Vendeur. Le souci légitime premier de l'Acheteur est en permanence de se demander s'il ne ferait pas mieux de se fournir localement. Si vous vous savez compétitif, alors ne perdez pas l'occasion de cette démonstration on ne peut plus directe… Si vous ne savez pas encore, alors vous devez de toute façon plancher sur ce point essentiel. Nos amis et concurrents anglo-saxons y ont pensé pour vous depuis longtemps, assurance comprise (le "must" du contrat pour les Britanniques en particulier). » interrogez l'expert