Etape 1 : Former | se former ou recruter / Etape 2 : S'informer / Etape 3 : Prospecter / Etape 4 : Communiquer / Etape 5 : S'implanter / Etape 6 : Vendre / Etape 7 : Payer et être payé / Etape 8 : Financer - se faire financer / Etape 9 : Logistique internationale | Réglementations douanières et fiscalité / Etape 10 : Les aspects juridiques

Un service export va concerner 3 grands secteurs de l'entreprise : le commercial (force de vente, administration des ventes, service après-vente, juridique et recouvrement), la production (conception/développement, fabrication, achat, gestion des sous-traitants, entreposage/distribution/livraisons) et les RH, si vous souhaitez expatrier du personnel.

Nous n'aborderons pas ici ce dernier point que vous retrouverez en détail dans la rubrique
Clés de l'International : Mobilité Internationale.

Lorsqu'une société débute à l'export, un service ne sera pas spécialement dédié à cette tâche si l'exportation est ponctuelle.
Dans ce cas de figure, c'est le plus souvent le Dirigeant (ou encore le Directeur commercial) qui va gérer l'aspect commercial.
Les aspects financiers, logistiques et juridiques seront le plus souvent sous traités auprès d'organismes spécialisés ou encore reportés vers les différents services concernés dans l'entreprise, en fonction de sa structure.
Dans le cas où l'entreprise n'est pas encore structurée à l'exportation et ne dispose pas encore d'un personnel export spécialisé (ou ne souhaite pas encore réaliser l'investissement nécessaire), elle peut avoir recours à la sous-traitance de certaines tâches, à l'intérim spécialisé ou encore faire appel à certaines aides à l'embauche régionales (cf DRCE).
Dans le cas où vous souhaitez mettre en place un service export structuré, il faut faire appel à des organismes professionnels du recrutement et spécialistes de l'analyse des compétences et de la gestion des carrières.
Les différentes fonctions devront être clairement définies de façon à ce que les responsabilités de chacun le soient également.

Reportez-vous aux descriptions de fonctions des postes qui idéalement, doivent le composer :

Directeur export
  • Chef de produit export (Marketing)
  • Chef de zone export (Commercial)
  • Commercial export/Vendeur export (Commercial)
  • Assistant export
  • Assistante/Secrétaire Administration des ventes export
  • Il est à noter que ces deux derniers postes sont "assis".


"Cheap mode" : privilégiez le long terme et pensez aux stagiaires que vous accueillez, aux personnes que vous rencontrez sur le terrain qui peuvent aussi devenir vos meilleurs représentants après une rapide mise à jour. Ils seront au minimum étonnés par votre proposition et votre loyauté. Vous gagnerez ainsi des collaborateurs fidèles.

Conseil de l'expert : « Est-il besoin de le rappeler ? Les stagiaires ne devraient pas constituer une main d'œuvre taillable et corvéable à merci… La multiplication récente dans notre pays des périodes d'application en entreprise, stages "pratiques", "ouvriers", périodes de sensibilisation, de découverte… est pour le moins une spécificité unique au monde qui mérite d'être relevée ». interrogez l'expert

On s'aperçoit déjà à la lecture du précédent paragraphe qu'exporter ne s'improvise pas et qu'il est nécessaire, avant d'y songer, de s'entourer de bons professionnels ou encore de faire dispenser une formation aux salariés pressentis pour occuper ces fonctions.

Ainsi, si vous optez pour l'option formation, qu'elle soit destinée à vous-même ou à vos salariés, choisissez un organisme de formation qui offre les meilleures compétences en pédagogie et qui fait appel à des formateurs experts aux techniques de l'export !

Formation export : Votre entreprise se développe à l'international et vous avez besoin de former certains de vos cadres à ces métiers. Si vous suivez à titre personnel cette formation il vous faudra une bonne dose de motivation personnelle, une aptitude aux langues étrangères et une ouverture d'esprit vers les cultures étrangères. Une telle formation profitera aux jeunes techniciens qui deviendront ainsi des managers expérimentés très recherchés.
D'autres formations de complément pourront également s'avérer nécessaires :

Formation interculturelle : Pour s'adapter aux modes de pensée et de raisonnement de personnes d'une autre culture, d'un autre pays, auxquelles on va avoir à faire dans le cadre de négociation, partenariat, management.

Formation linguistique : La première à envisager si l'on délègue du personnel sur des marchés étrangers, même pour une mission… Il est souvent avéré que des connaissances, même basiques, de langues étrangères généralement présentées comme "mineures" ouvrent des portes inattendues et facilitent bien des démarches sur le terrain.

Conseil de l'expert : « Pour l'anecdote, j'ai moi-même rencontré l'un de mes importateurs les plus importants à Shenzen alors que je cherchais à imprimer à la réception de mon hôtel un document sur un ordinateur équipé de Windows en chinois mandarin... Surpris par la scène, Monsieur CHAN l'était plus encore lorsque je lui ai répondu en anglais que j'étais français. J'étais le premier français anglophone qu'il rencontrait, à 80 ans ! » interrogez l'expert

Il est à noter qu'Education Nationale et Centres de Formation privés s'accordent tous sur l'émergence de la formation permanente, c'est à dire tout au long de sa carrière professionnelle...