Etape 7 : Payer et être payé / Etape 1 : Former | se former ou recruter / Etape 2 : S'informer / Etape 3 : Prospecter / Etape 4 : Communiquer / Etape 5 : S'implanter / Etape 6 : Vendre / Etape 8 : Financer - se faire financer / Etape 9 : Logistique internationale | Réglementations douanières et fiscalité / Etape 10 : Les aspects juridiques

Du moins risqué pour vous au plus cher pour le client, il vous faut choisir le moyen de paiement.

De nombreux moyens de paiements existent, il faut tout d'abord distinguer les instruments des techniques :

Les instruments :
· chèque,
· effet de commerce : lettre de change : traite
· billet à ordre
· virement :swift

Les techniques :
· Encaissement simple,
· contre remboursement,
· crédit documentaire,
· remise documentaire

A l'importation :
En commerce international les conditions de paiement et les modes qui en découlent sont généralement définis dans les termes du contrat qui va lier l'importateur à l'exportateur.
En fonction du degré de connaissance et de confiance entre les deux partenaires deux modes sont proposés :
Les règlements au comptant ou les règlements à crédit (lettre de change le plus couramment utilisée).
Les paiements documentaires, qui offrent une sécurité, sont au nombre de deux :

· Remise documentaire : le client vérifie la conformité des documents puis après avoir vu la marchandise, s'il le désire, paye le fournisseur ou son intermédiaire banquier.
· Crédit documentaire : sa gestion se décline en 3 phases : sa rédaction, son traitement et enfin sa réception.

A l'exportation :
Les instruments à l'export sont les mêmes que ceux décrits pour l'importation, mais néanmoins une grande vigilance est impérative quant aux règlements.
Les règlements au comptant sont bien sur risqués en cas de méconnaissance du partenaire et également au niveau de la durée qui va s'écouler entre la remise du chèque ou du virement et son encaissement.

Le Cash management peut être adopté et est proposé par de nombreuses banques.

Pour les règlements à crédit, les effets de commerce sont généralement adoptés par les exportateurs : lettre de change, et billet à ordre.

Les paiements documentaire seront eux soumis à la remise, comme leur nom l'indique, de certains documents.

Pour la remise documentaire, il faut tout d'abord regrouper ces documents, puis il faut rédiger la lettre d'instruction et enfin surveiller l'encaissement (surtout s'il s'agit d'un paiement comptant).

La gestion du crédit documentaire impose plusieurs contraintes et précautions d'usage et nécessite la collaboration de l'acheteur qui communiquera les documents qui lui seront nécessaires. Le dossier une fois complet sera vérifié par la banque qui accordera une acceptation de paiement (délai : 7 jours). Veillez toujours à ouvrir un crédit documentaire réalisable dans une banque française.

Malgré ces techniques qui assurent des garanties, le risque de crédit est toujours présent que ce soit :
· au niveau politique (voir risque politique) : guerre, boycott, faillite économique, catastrophe naturelle… en bref toute situation pouvant mettre en péril la sérénité de l'économie du marché concerné
· au niveau bancaire : faillite, solvabilité du client…
· au niveau commercial : rupture du contrat…

La gestion de ce risque va se faire en deux étapes :

La prévention : il va falloir tout d'abord se renseigner sur ses nouveaux clients. A ce stade de nombreux moyens existent en passant par les banques, le CFCE, les réseaux d'agents, les sociétés de renseignements commerciaux... Il faudra également suivre parallèlement la situation des clients acquis au niveau commercial, ainsi que la situation politique des pays sur lesquels ils sont basés.

Le transfert : en fonction des risques encourus on va faire appel à des assureurs crédit (voir assurance crédit) qui vont couvrir, en fonction de votre besoin, le risque de non paiement, le risque politique, le risque de fabrication ou tout ou partie.

Autre technique de transfert : l'affacturage qui va assurer le recouvrement des factures et leur financement.

Pour auto-couvrir le risque : le crédit documentaire, s'il est irrévocable et confirmé, apporte toute la sécurité nécessaire, sauf si votre marchandise ne peut être livrée (couverture : assurance fabrication que la COFACE pourra vous fournir).

L'exportateur peut également exiger le paiement intégral de la marchandise avant livraison (les stocks doivent alors être non périssables).

Des mesures comptables peuvent également être adoptées pour palier un risque en provisionnant les clients douteux.

Si malgré toute votre vigilance vous vous trouvez face à des incidents de paiement, vous pourrez faire appel à des cabinets de recouvrement.

Enfin en dernier recours vous aurez le choix entre l'arbitrage ou les tribunaux
( voir étape 10 : Aspects juridiques ). La première solution est la plus souhaitable et la moins coûteuse, néanmoins elle va réclamer la bonne volonté de la partie adverse.

Conseil de l'expert : « Et le futur ? Dans l'attente d'une reconnaissance mondiale de la signature électronique sur Internet, la "bonne vieille" L/C ou Lettre de Crédit désormais irrévocable par nature, constitue la source de financement la plus sûre. Alternatives à la COFACE : vous avez en théorie libre accès aux équivalents européens de notre Compagnie Française d'Assurance du Commerce Extérieur… Il existe aussi des entreprises privées d'Assurance Crédit qui sont parfois elles-mêmes fournisseurs de la COFACE. Faites votre choix… »
interrogez l'expert