Etape 2 : S'informer / Etape 1 : Former | se former ou recruter / Etape 3 : Prospecter / Etape 4 : Communiquer / Etape 5 : S'implanter / Etape 6 : Vendre / Etape 7 : Payer et être payé / Etape 8 : Financer - se faire financer / Etape 9 : Logistique internationale | Réglementations douanières et fiscalité / Etape 10 : Les aspects juridiques

Pour définir la stratégie de développement de votre entreprise et adopter une double approche sectorielle et géographique cohérente, une information internationale sur les marchés extérieurs doit être nécessairement collectée. Ces données vous permettront de mesurer l'accessibilité du marché, son potentiel et les risques que l'on peut avoir à gérer (risque politique, notamment).

Conseil de l'expert : « Le risque pays est l'un des premiers critères pris en compte, par nos amis d'Outre-Atlantique en particulier. Il n'est pas forcément le plus pertinent. Les Français ont jusqu'ici brillé par leur approche très individualisée de l'Afrique. Il convient néanmoins de compenser le risque existant par une extrême prudence : c'est la fascinante technique du domptage du cobra… » Interrogez l'expert

Dans un premier temps, sélectionnez déjà des pays avant de décider d'exporter : se reporter aux fiches pays.

Critères à prendre en compte :

  • Données économico-politiques : taille du marché, contraintes administratives, situation financière du pays et stabilité du régime politique
  • Evolution du développement : démographie, plans de développement et aides au développement
  • Autres variables : identité de la langue, éloignement du marché, état des infrastructures, image de la France, étude des importations, identité des comportements d'achats
Ces sources d'informations vont provenir d'entités publiques ou privées qui proposent des bases de données macro et micro économiques de marchés accessibles sur papier ou encore sur le net. Internet permet également de consulter les sources de données étrangères.

Conseil de l'expert : « Mais n'écartons pas les magazines économiques qui sommeillent parfois sans égard dans nos salles d'attente. Sans oublier les informations existantes dans le service "d'à côté", jamais disponibles lorsque nous en avons besoin… C'est l'ensemble de ces données que nos amis américains regroupent sous le vocable de "données secondaires" (ou secondary data) en matière de marketing opérationnel. Elles ne sont absolument pas négligeables… Il est vrai toutefois qu'elles vont à l'encontre de notre esprit latin qui nous pousse souvent à réinventer le Monde par nous-mêmes, pour le meilleur et pour le pire… » Interrogez l'expert

Cette pré-étude permet ainsi de sélectionner le marché sur lequel on souhaite se développer. A ce stade on va pouvoir démarrer l'étude du marché concerné.

Donc, on va réaliser ou sous-traiter l'étude de marché en se posant les bonnes questions :

  • Le produit et les contraintes administratives : devra t-il subir des modifications ?
    Coûts spécifiques à l'import dans le pays choisi ? Coût du transport ?
  • La demande ? Les prix du marché ?
  • L'offre locale et la concurrence ?

Conseil de l'expert : « A propos de l'étude de marché : exploiter sans retenue les bases de données étrangères. A prix modique, elles ont le mérite d'élargir vos horizons tout en confortant, ou infirmant, nos sources "officielles". Attention : anglais fortement recommandé, surtout lorsque vous allez pêcher vos informations dans la Web River… » Interrogez l'expert

On complétera bien sûr ces données par une étude terrain, afin de vérifier l'exactitude ou d'effectuer la mise à jour des informations, mais également pour s'imprégner du marché : on visitera les circuits de distribution, on observera le comportement des consommateurs…

Enfin, on pourra compléter ces études par les prestations d'audit export qui pourront déboucher sur un diagnostic export, et une sélection de marchés commerciaux effectuée par des cabinets spécialisés.

Afin de réaliser toutes ces opérations il faut savoir que des aides régionales à l'information existent. Pour pouvoir en profiter, il faut s'adresser aux organismes publics et professionnels. A ce niveau, des aides financières peuvent également être sollicitées auprès de sa région, notamment sous forme d'un "Fonds Régional d'Aide au Conseil" (FRAC).

Veillez tout particulièrement à la cohérence du programme et au suivi des actions que vous menez sur le terrain : un voyage unique ou une opération "à 1 coup" ne suffisent jamais…

Il faudra également à ce stade de l'opération s'intéresser aux normes et aux certifications.

Conseil de l'expert : « Nous sommes-nous posé la question de l'intérêt de la multiplication des normes ? Le consommateur se sentirait-il plus protégé par la multiplication des étiquettes et des logos qu'il trouve jusque dans les salades de son marché de proximité ? Un certificat d'origine serait-il systématiquement la marque d'une qualité supérieure ? Les nombreuses exceptions que nous rencontrons dans nos démarches au quotidien devraient se faire l'écho d'un "bon sens international commun". En attendant, il convient de se satisfaire de la grande hétérogénéité des normes existantes : ISO (voir normes ISO), DIN, GS… et des arrangements convenus entre bureaux de certification (voir certification internationale, certification obligatoire, certification de produits) à l'échelle mondiale… et pour nous, exportateurs, de passer sous les fourches caudines de réglementations uniformes sensées nous protéger. Coûts non remboursés par la Sécurité Sociale… mais pris en compte dans le cadre des demandes de subvention présentées plus haut. » Interrogez l'expert