Une entreprise qui exporte, comme toute entreprise, va devoir
gérer son fonds de roulement. S'il est excédentaire,
il s'agira de le placer ; s'il est déficitaire, il faudra
alors avoir recours à des financements à long terme
qui nécessitent l'établissement de budgets de trésorerie
le plus souvent effectués par l'organisme comptable de la
société.
Ces recours n'excluent pas la pratique des "crédits
fournisseurs" ni des acomptes clients qui permettront d'amortir
ces besoins.
Les recours au financement à court terme seront recherchés,
souvent au démarrage de son action à l'international
ou encore lors d'actions spécifiques.
Ces financements à court terme sont organisés autour
de 3 paramètres : avant l'expédition, lors du stockage
et après l'expédition.
Avant l'expédition outre la méthode de l'acompte
client, on peut demander un préfinancement à sa banque
ou autre organisme financier : crédit de campagne, crédit
de trésorerie, crédit export revolving …
Pendant le stockage on peut bien sûr obtenir de ses fournisseurs
des délais de paiement ou encore, si les produits sont achetés
à l'étranger, utiliser un emprunt en devises sinon
on sollicitera auprès de sa banque un financement spécifique.
Après l'expédition il est déjà nécessaire
de bien connaître le comportement de paiement de ses clients
étrangers et de ne jamais négliger la possibilité
de négocier un escompte pour paiement comptant, sinon banques
et organismes financiers spécialisés proposent des
financements adaptés :
Pour les premières : l'emprunt en devises, l'escompte commercial
ou encore la mobilisation de créances nées à
l'étranger.
Pour les seconds : affacturage, forfaitage ou confirmation de commande.
Pour obtenir ces types de financements, il faudra bien sur présenter
des garanties aux banques et autres organismes financiers.
Une autre notion du risque est à aborder surtout lorsque
l'on est amené à traiter avec des partenaires étrangers,
c'est le risque de change.
Comment le gérer ? Il faut déjà choisir sa
devise…
Le paiement en euro présente les avantages suivants : aucun
risque, comptabilité aisée mais malgré tout
l'acheteur peut refuser et vous pourrez aussi avoir du mal à
négocier ne maîtrisant pas forcément le cours
de la devise en question.
Le paiement en devises présente moins d'avantages et plus
d'inconvénients. Ainsi hormis le gage de professionnalisme
que confèrent le paiement en devises et la possibilité
d'obtenir des financements à de bons taux, vous allez devoir
vous organiser pour gérer ce risque et ainsi adopter une
double comptabilité (en devises et en euro).
Conseil de l'expert : « La gestion du compte
en devise peut parfaitement être confiée à votre
banque "compte loro". »
interrogez l'expert
Si malgré ces risques vous optez pour la deuxième
solution vous allez devoir vous couvrir.
Si vous décidez de le faire en interne, compensation, maillage,
termaillage et clauses de change stipulées sur le contrat
peuvent vous y aider.
Sinon, le recours aux banques sera nécessaire : emprunt en
devises, couverture à terme, options de change.
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