Etape 8 : Financer - se faire financer / Etape 1 : Former | se former ou recruter / Etape 2 : S'informer / Etape 3 : Prospecter / Etape 4 : Communiquer / Etape 5 : S'implanter / Etape 6 : Vendre / Etape 7 : Payer et être payé / Etape 9 : Logistique internationale | Réglementations douanières et fiscalité / Etape 10 : Les aspects juridiques

Une entreprise qui exporte, comme toute entreprise, va devoir gérer son fonds de roulement. S'il est excédentaire, il s'agira de le placer ; s'il est déficitaire, il faudra alors avoir recours à des financements à long terme qui nécessitent l'établissement de budgets de trésorerie le plus souvent effectués par l'organisme comptable de la société.

Ces recours n'excluent pas la pratique des "crédits fournisseurs" ni des acomptes clients qui permettront d'amortir ces besoins.

Les recours au financement à court terme seront recherchés, souvent au démarrage de son action à l'international ou encore lors d'actions spécifiques.

Ces financements à court terme sont organisés autour de 3 paramètres : avant l'expédition, lors du stockage et après l'expédition.

Avant l'expédition outre la méthode de l'acompte client, on peut demander un préfinancement à sa banque ou autre organisme financier : crédit de campagne, crédit de trésorerie, crédit export revolving …

Pendant le stockage on peut bien sûr obtenir de ses fournisseurs des délais de paiement ou encore, si les produits sont achetés à l'étranger, utiliser un emprunt en devises sinon on sollicitera auprès de sa banque un financement spécifique.

Après l'expédition il est déjà nécessaire de bien connaître le comportement de paiement de ses clients étrangers et de ne jamais négliger la possibilité de négocier un escompte pour paiement comptant, sinon banques et organismes financiers spécialisés proposent des financements adaptés :

Pour les premières : l'emprunt en devises, l'escompte commercial ou encore la mobilisation de créances nées à l'étranger.

Pour les seconds : affacturage, forfaitage ou confirmation de commande.
Pour obtenir ces types de financements, il faudra bien sur présenter des garanties aux banques et autres organismes financiers.

Une autre notion du risque est à aborder surtout lorsque l'on est amené à traiter avec des partenaires étrangers, c'est le risque de change.
Comment le gérer ? Il faut déjà choisir sa devise…

Le paiement en euro présente les avantages suivants : aucun risque, comptabilité aisée mais malgré tout l'acheteur peut refuser et vous pourrez aussi avoir du mal à négocier ne maîtrisant pas forcément le cours de la devise en question.

Le paiement en devises présente moins d'avantages et plus d'inconvénients. Ainsi hormis le gage de professionnalisme que confèrent le paiement en devises et la possibilité d'obtenir des financements à de bons taux, vous allez devoir vous organiser pour gérer ce risque et ainsi adopter une double comptabilité (en devises et en euro).

Conseil de l'expert : « La gestion du compte en devise peut parfaitement être confiée à votre banque "compte loro". » interrogez l'expert

Si malgré ces risques vous optez pour la deuxième solution vous allez devoir vous couvrir.

Si vous décidez de le faire en interne, compensation, maillage, termaillage et clauses de change stipulées sur le contrat peuvent vous y aider.
Sinon, le recours aux banques sera nécessaire : emprunt en devises, couverture à terme, options de change.