PARTIR
La date du départ approche à grands pas. Un dernier
point pour s'assurer que tous les documents nécessaires
sont prêts, que les visas ont été obtenus, que
vous êtes munis de quelques devises pour les premières
dépenses à l'arrivée (taxi si on ne vient
pas vous chercher). Vous aurez prévu une mise à disposition
de fonds sur place auprès de la banque correspondante de
votre banque en France. Vous pourrez ainsi retirer du cash sur place
en plus de l'utilisation de votre carte de crédit internationale
jusqu'à ce que vous disposiez d'un compte bancaire
local. Enfin vous aurez en poche les titres de transport requis
(billets d'avion ou de train) ;
Le salarié aura une dernière visite à faire
chez son employeur pour recueillir le courrier à emmener,
les dernières informations et finaliser les procédures
de suivi en son absence.
Le conjoint aura pendant ce temps à faire valises et sacs
en respectant le poids autorisé. Généralement,
l'employeur prendra à sa charge un supplément
de bagages de 20kg par personne, vous permettant ainsi d'avoir
à l'arrivée de quoi attendre l'arrivée
du déménagement ou son dédouanement. Attention
aussi à ne pas emmener de produits prohibés à
l'arrivée (fruits, plantes ou certains magazines ou
cassettes vidéos). Prévoir de quoi occuper les jeunes
enfants si le voyage est assez long.
S'INSTALLER
A l'arrivée, vous serez généralement
pris en charge par un représentant de l'entreprise
sur place. La situation est plus difficile mais loin d'être
insurmontable s'il n'y a pas de comité d'accueil
à l'arrivée car vous venez par exemple pour
mettre en place une structure. En ce cas, il faut veiller à
effectuer toutes les démarches requises pour assurer la bonne
installation de tous.
a) logement
Votre employeur vous aura mis en contact avant le départ
avec une société de relocation et vous aurez déjà
défini vos besoins. Au cours d'un voyage de reconnaissance
avec votre conjoint, vous aurez pu faire le choix et finaliser.
Tout est prêt pour vous accueillir. La situation n'est
peut être pas aussi idéale et vous devrez transiter
par un hébergement temporaire pendant votre recherche auprès
des agences immobilières locales. Prenez le temps en ce cas
de cerner le quartier qui convient (proximité des écoles
par ex). Bien sûr, vous devrez veiller à vous abonner
aux services locaux (téléphone, électricité,
eau, gaz) et assurer le logement selon les normes locales.
b) immigration
Vérifiez le plus tôt possible (dans les 3 mois maximum)
les formalités à accomplir auprès des autorités
locales : vous avez eu la possibilité d'entrer et de
travailler dans votre pays d'accueil. Il vous faudra maintenant
obtenir un permis de résident si vous faites plus qu'y
séjourner temporairement. Il faut donc vous renseigner pour
connaître délais et formalités. Ceci est valable
pour TOUT pays, pays de l'Union Européenne inclus.
c) santé
Vous connaîtrez selon le statut qui est le vôtre (détachement
ou expatriation), l'existence ou non d'une convention
de Sécurité Sociale et son contenu, les formalités
à accomplir par vous et l'employeur. Si l'adhésion
au régime local de Sécurité Sociale est requise
(ex : dans le cas d'une expatriation ), elle est obligatoire
et l'employeur doit acquitter les charges patronales dans
le pays d'accueil.
d) scolarité
Vous connaîtrez déjà les facilités que
l'on peut trouver sur place et si ce n'est pas déjà fait, il faut inscrire les enfants en amenant les dossiers scolaires
e) banque
Votre banque en France vous aura recommandé la banque correspondante
locale qui est son partenaire habituel et auprès de laquelle
vous pourrez ouvrir un compte en devises (ou en monnaie locale convertible)
et faire établir un transfert de fonds.
Vous vérifierez à cette occasion qu'il n'y
a pas d'éventuel contrôle des changes et donc
de difficultés de rapatriement de fonds sur la France.
Vous transmettrez dès leur obtention vos nouvelles coordonnées
bancaires ainsi que votre adresse de correspondance à votre
banque française.
f) immatriculation au consulat
L'immatriculation n'est peut être pas obligatoire
mais elle est recommandée. L'obtention de la carte
d'immatriculation est gratuite. Elle est indispensable pour
obtenir la délivrance de papiers d'état civil
ou la délivrance d'une carte d'identité,
obtenir une bourse scolaire etc. Dans tous les cas, son obtention
facilite les démarches administratives courantes. Vous vous
mettez d'autre part sous la protection des autorités
françaises. Voir mot clé consulat.
Enfin, vous en profiterez pour vous inscrire sur la liste de vote
du consulat dont vous dépendez si une élection présidentielle,
celle des représentants du parlement Européen ou un
référendum sont prévus. Pour les autres élections,
il faudra faire établir une procuration.
Vous pourrez également effectuer une déclaration
de résidence destinée à l'autorité
militaire. Si vous êtes accompagné par vos enfants,
l'immatriculation consulaire offre un autre avantage. Ces
derniers n'auront aucune formalité particulière
à faire à l'âge de 16 ans, année
du recensement. Ils seront ensuite convoqués à 18
ans pour participer à l'A.P.D (Appel de Préparation
à la Défense), journée de sensibilisation.
Plus de service militaire donc mais nécessité d'être
enregistrés. Garçons ou filles, le fait de résider
à l'étranger ne dispense pas de ces obligations.
SÉJOURNER
Les associations
Il est important d'établir rapidement quelques contacts
au sein de la communauté française pour rompre l'isolement
et faciliter l'insertion. Le salarié sera pris par
ses nouvelles activités et souvent peu disponible. Le conjoint
aura intérêt à contacter quelques associations
françaises ou franco-étrangères établies
dans le pays d'accueil. La liste est disponible au consulat.
La FIAFFE (Fédération Internationale des Accueils
Français et Francophones à l'Étranger)
a plus d'une centaine d'accueils à l'étranger,
animés par des bénévoles. Source d'informations
utiles, lieu de rencontres, chaque accueil organise activités
ou visites, cours de langues ou échanges avec des représentants
du pays d'accueil selon les possibilités. L'UFE
ou L'ADFE sont également une source d'informations
utile et représentent les Français de, l'étranger
auprès des autorités françaises ou locales.
Outre ces associations, largement représentées à
l'étranger et bénéficiant d'un
siège ou d'une permanence à Paris, il peut y
avoir selon les pays l'embarras du choix !
Ces associations peuvent être le point de départ d'une
meilleure intégration et permettre une ouverture sur le pays
d'accueil qui s'avère indispensable.
La formation
Une fois la famille installée, les informations rassemblées,
les contacts établis, le conjoint (l'épouse
dans la quasi-totalité des cas) pourra se mettre à
la recherche d'une formation ou d'une activité,
professionnelle ou pas, lui permettant de trouver son épanouissement
personnel. Les opportunités ne manquent pas ! Bien sûr,
il faudra faire preuve d'initiative et de flexibilité.
Inutile de chercher un emploi si le conjoint n'a pas le droit
de travailler mais chaque pays est riche d'une culture, d'une
langue et de possibilités qu'il convient de découvrir.
Enfin, il n'est pas inutile de garder le contact avec son
pays d'origine et de suivre ce qui s'y passe. Certaines
publications sont plus particulièrement dédiées
aux expatriés. La librairie du site vous en informera. De
plus, Internet est bien sûr de nos jours un outil merveilleux
pour rester proche de l'information et en contact avec les
siens quel que soit le décalage horaire ou la distance.
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