| Vous venez d'apprendre votre mutation prochaine.
Pas à Paris…. à Singapour.
C'est pour vous une chance à saisir : poste intéressant,
promotion, expérience à l'étranger souhaitable
pour l'évolution de la carrière.
Il faut maintenant s'assurer que ce départ sera perçu
par le reste de la famille comme un plus et sera un succès
non seulement sur le plan professionnel mais aussi sur le plan personnel.
Que faire pour augmenter les chances de réussite ? Le plan du parcours de l'expatrié :
Préparer un départ, c'est :
S'informer
Décider
Prévoir
Se former
S'INFORMER
A) S’informer sur le pays de destination
Pour que la mission remporte le succès escompté,
il faut l'adhésion de tous et surtout celle du conjoint.
C’est sur lui, s’il vous suit, que va reposer à
l'arrivée la bonne intégration de tous, mais c’est
aussi sur lui que reposeront bien des charges s’il reste.
Vous serez trop pris par vos nouvelles responsabilités pour
gérer le quotidien. B) S'informer sur les conditions d'emploi de l'expatrié,
éventuellement du conjoint, le droit du travail local etc. Si vous travaillez pour un grand groupe, votre DRH vous aura sans
doute remis un dossier complété généralement
avec l'aide des expatriés sur place. Vous aurez consulté
la fiche pays du site Mondissimo, complétée par la
monographie éditée par la Maison des Français
de l'Étranger (MFE). Bonne entrée en matière
pour appréhender la distance, le climat, la langue, la géographie,
les conditions sanitaires, le climat politique, les conditions de
vie etc. Bien sûr, ceci peut être complété
par des informations recueillies sur le site du Ministère
des Affaires Étrangères (www.diplomatie.fr) et d'autres
sites ainsi que dans des guides ou autres documentaires. Une chose
est certaine, ces connaissances livresques ne vont guère
vous sensibiliser aux différences culturelles que vous allez
expérimenter et au "culture shock" que vous allez
vivre avec ses diverses phases bien connues qui vont de l'hyper
excitation à la déprime. Pour vous y préparer et préparer votre famille, commencez
par établir une check-list des points à couvrir que
vous compléterez au fur et à mesure. - Écoles (sur place : française ? locale ? par correspondance
? internat ?)
- Santé (conditions sanitaires, vaccins, hygiène)
- Logement (utilisation d'une société de relocation
?)
- Formation linguistique
- Formation interculturelle S'informer sur les conditions d'emploi de l'expatrié, éventuellement
du conjoint, le droit du travail local etc.
Votre DRH vous donnera toutes les informations utiles sur le poste à pouvoir, l'équipe en poste et le droit du travail
local auquel vous serez soumis. Bien sûr, vous serez amené
à discuter du contrat de travail proprement dit, de la rémunération,
des avantages éventuels, etc.
Pour ce faire, vous devez acquérir rapidement une vision
précise des changements induits par cette nouvelle situation
et des questions à régler.
Pour vous y aider, se référer aux mots clés
dans le glossaire sous Infos Pratiques sur le site Mondissimo et
lire le Livret du Français à l'Étranger édité
par la MFE. Consulter leur site sur http://www.expatries.org. Bonne
entrée en matière pour se faire une première
idée. Avant d'aller plus loin, il vous faudra assez rapidement répondre
à la question de base : le départ aura-t-il lieu SEUL
ou EN FAMILLE ?
Question cruciale quand on sait que la plupart des femmes travaillent
mais qu'elles sont très rarement à l'initiative de
la mobilité pour raison professionnelle. Il leur sera donc
demandé de mettre leur carrière entre parenthèses
pendant quelques années. La femme conjointe de l'expatrié
reste la règle. Mais la perte de l'emploi du conjoint expatrié
est un frein majeur à l'expatriation. Les entreprises en
ont pris conscience qui pour certaines ont mis en place une bourse
de l'emploi pour des postes à pourvoir à l'étranger.
D'autres offrent une aide financière pour favoriser un projet
professionnel. Dans tous les cas, il faut commencer par vérifier
si le conjoint a juridiquement le droit de travailler dans le pays
d'accueil. Dans certains cas, c'est impossible, il vaut mieux le
savoir dès le départ pour mettre en place des solutions
alternatives permettant l'épanouissement de tous les membres
de la famille : suivre une formation, des cours de langues... Ce
ne sont pas les solutions qui manquent.
Ne pas oublier que le conjoint contraint de démissionner
pour suivre son partenaire expatrié peut bénéficier
à son retour des allocations chômage (séjour
de moins de 4 ans). Il faut aussi prendre en considération
la formidable chance que représente une expatriation qui
ouvre des horizons nouveaux et offre de nouvelles possibilités.
Le succès dépendra en grande partie de la préparation
qui doit impérativement associer tous les membres de la famille. Cette première réflexion faite, deux concepts fondamentaux
sont à acquérir : - votre statut en matière de contrat de travail et de protection
sociale : serez-vous détaché ou expatrié ?
Le détachement : vous restez affilié à la Sécurité
Sociale française et votre employeur garde les mêmes
obligations mais il doit en faire la demande. Conditions : que votre
employeur soit français et que vous restiez payé par
lui. La mission doit être temporaire (6 ans max. selon les
pays).
L'expatriation : votre employeur n'a plus les mêmes responsabilités
ni obligations. Même si une couverture à l'identique
est toujours possible, elle doit être mise en place par vous-même
avec ou sans la participation financière et l'aide de l'employeur.
Par contre, votre employeur aura l'obligation de cotiser au régime
local. Selon les pays de destination, le détachement peut
se révéler une solution facile mais très coûteuse
et à couverture équivalente, l'expatriation une solution
à préférer. - votre statut fiscal : serez-vous résident ou non-résident
? Pour vous aider à y répondre, établissez :
- si vous partez seul ou en famille, le statut fiscal en dépendra.
- si vous partez dans un pays de l'Union Européenne ;
- s'il s'agit d'un pays hors UE, a-t-il signé ou non une
convention fiscale et une convention de Sécurité Sociale
avec la France ?
Ceci vous permettra de compléter votre check-list…
- Contrat de travail : Détaché ou Expatrié
- Santé : Détaché ou Expatrié
- Fiscalité : Résident ou non-résident
- Écoles
- Logement
- Formation linguistique
- Formation interculturelle Et de passer au stade suivant… C) S'informer sur la protection sociale Dans tous les cas, vous devrez passer en revue avec votre employeur
votre couverture et celle de la famille pour
- la couverture de base : maladie, maternité, accident du
travail, invalidité
- l' assurance complémentaire
- la retraite et la retraite complémentaire
- le chômage
- les prestations familiales
- l'assistance Ceci en fonction du statut qui sera le vôtre
a)vous êtes détaché
1. dans un pays de l'UE
2. dans un pays ayant signé une convention
3. dans un pays sans convention b)vous êtes expatrié
1. dans un pays de l'UE
2. dans un pays ayant signé une convention
3. dans un pays sans convention Votre employeur et vous-même aurez pour souci d'assurer à
tous une couverture équivalente à celle dont vous
bénéficiez en France. Pour ce faire, reprenez les
différentes prestations ci-dessus et trouvez la réponse
en fonction du statut qui sera le vôtre. Reportez-vous aux
différents mots clés du glossaire. Consultez le cas
échéant les différents organismes spécialisés
selon le type de prestations et le statut :
- CFE (pour la Sécurité sociale et la retraite)
- GARP (pour l’assurance chômage au retour)
- CRE-IRCAFEX (pour la retraite complémentaire, AGIRC & ARRCO)
sans oublier la prévoyance (décès, invalidité..)
ni votre assurance complémentaire. D) S'informer sur la fiscalité Deuxième volet assez lourd, la fiscalité. Il faut
toujours commencer par identifier le pays où vous serez considéré
comme résident fiscal. Pour ce faire, vous devez prendre
en considération
- qui part ? seul ou en famille
- le pays de destination
a) UE
b) pays sans convention fiscale
c) pays avec convention fiscale
Ceci vous permettra d'identifier le statut fiscal qui sera le vôtre
en France et à l'étranger : résident ou non-résident
et les impôts qui y seront exigibles. Votre employeur vous
y aidera. De toute façon, retenez que le statut fiscal ne
se choisit pas et que vous ne pouvez être résident
que dans un seul pays. Les critères précis fixés
par le droit conventionnel et les conventions permettront de déterminer
le domicile fiscal et le lieu d'imposition, les conventions permettant
d'éviter la double imposition. Ces questions vous amèneront
à ajouter un autre point sur votre check-list :
- compte bancaire
- patrimoine
Votre employeur aura calculé l'imposition sur le salaire
mais ne se préoccupe pas du reste considéré
étant de votre ressort.
Les grandes lignes de la check-list sont ainsi définies : - Contrat de travail :Détaché ou Expatrié
- Santé : conditions sanitaires, hygiène, précautions,
vaccins.
- Protection sociale :Détaché ou Expatrié et
les prestations qui en découlent :
- la couverture de base : maladie, maternité, accident du
travail, invalidité
- la mutuelle complémentaire
- la retraite et la retraite complémentaire
- le chômage
- les prestations familiales
- l'assistance
- Fiscalité : Résident ou non-résident
- Écoles
- Logement
- Formation linguistique
- Formation interculturelle
- Compte bancaire
- Patrimoine
DÉCIDER
Vous pouvez maintenant prendre la décision la plus importante
et la plus difficile quelquefois : départ seul ou en famille
et finaliser avec votre employeur le contenu de l'avenant au contrat
de travail qui définira les modalités et les conditions
financières de votre séjour à l'étranger.
Outre la rémunération, vous connaîtrez votre
statut vis-à-vis du fisc et de la protection sociale. Vous
aurez une idée plus précise sur les avantages offerts
par votre employeur : prime d'expatriation, indice de coûts
de vie appliqué, prime de risque éventuellement, frais
de scolarité pris en charge, logement, aide d'une société de relocation etc.
PRÉVOIR le départ
Une date a peut être déjà été
fixée, le compte à rebours commence. Votre check-list
va devenir plus précise. A) Liste de formalités et démarches à effectuer 1. Obtention des papiers d'immigration - vérifier la validité des passeports du salarié
et des membres de la famille qui l'accompagnent (validité
d'au moins 6 mois après la date présumée du
départ). Pour les pays de la CEE, une carte d'identité
valide suffit. Prévoir les autorisations de sortie du territoire
pour les enfants.
- s'informer des procédures d'immigration, visa et de permis
de travail dans le pays de destination auprès de l'employeur
et/ou du Consulat du pays en France. Démarches à entreprendre
le plus tôt possible car les délais peuvent être
longs. L'employeur a un rôle crucial à jouer pour l'obtention
du visa adéquat (pour le salarié et sa famille) et
du permis de travail (hors Union Européenne bien sûr
dans les deux cas) et ce dans les délais ! Tout pays exigera
ces documents à l'entrée dans le pays puisqu'il est
impossible d'exercer une activité professionnelle sans en
avoir eu l'autorisation. 2. Législation - Revoir les dispositions prises ou à prendre en matière
d'assurance-vie (par exemple, les bénéficiaires)..
- Rédiger un testament conformément aux dispositions
de la loi française.
- Laisser auprès d'un membre de la famille en France toutes
informations utiles. 3. Fiscalité - Vous avez déterminé votre statut fiscal, résident
ou non-résident.
- Obtenir la convention fiscale s'il y en a une. Vous connaissez
maintenant vos obligations fiscales à venir en France et
à l'étranger.
- Si vous êtes non-résident fiscal français
pendant votre séjour à l'étranger, souscrire
10 jours avant le départ une déclaration provisoire
des revenus perçus depuis le 1er janvier de l'année
en cours jusqu'à la date du départ auprès de
votre Centre des Impôts habituel. Allez ensuite à la
Trésorerie de votre domicile pour y régler l'impôt
qui devient immédiatement exigible (possibilité de
fractionner le paiement dans certains cas). Un quitus fiscal (bordereau
de situation) sera délivré. Ce document peut être
requis par la suite. Vous recevrez ensuite votre déclaration
définitive à remplir et serez ensuite affilié
auprès du Centre des Impôts des Non-résidents
où vous devrez envoyer vos déclarations de revenus
de source française si vous en percevez. Les dates d'envoi
sont différentes selon le pays de résidence. 4. Logement et services en France Déterminer ce que vous allez faire de votre logement en
France, puis selon la décision prise (libération des
lieux, mise en location ou en vente) :
- Vérifier le contrat d'assurance en cas d'inoccupation prolongée
et établir un système de "gardiennage" si
le logement reste inoccupé : relevé du courrier, chauffage,
vidange des canalisations d'eau et entretien du jardin pour une
maison, etc.
- Résiliation des contrats Télécom, EDF/GDF,
Eau… si mise en location ou en vente. En cas de maintien des
contrats, prévoir le paiement des factures par prélèvement
automatique.
- Redevance audiovisuelle à acquitter si vous conservez votre
domicile mais une dispense peut être demandée au centre
régional si vous prenez l'engagement que la résidence
restera inoccupée ou si vous mettez l'appareil en garde-meubles.
- Prévoir les changements d'adresse à faire. 5. Banque et services financiers Un rendez-vous avec son responsable de compte s'impose. Il faudra
:
- Faire le changement d'adresse.
- Mettre en place / Annuler les prélèvements automatiques.
- Mettre en place les virements automatiques pour le remboursement
de prêts, le paiement de factures (ex. la scolarité des enfants s'ils restent en France).
- S'assurer que l'on est détenteur d'une carte de crédit
internationale en cours de validité, en faire établir
une le cas échéant.
- Obtenir les coordonnées de la banque correspondante dans
le pays de destination et une lettre d'introduction de votre banque
pour faciliter l'ouverture d'un compte à l'arrivée.
- S'informer sur les procédures à suivre et les coûts
pour les mises à disposition de fonds sur place et les transferts.
Prévoir une mise à disposition ou des traveller-cheques
pour disposer de cash sur place à l'arrivée.
- Se faire expliquer le statut (résident ou non-résident)
qui s'appliquera aux comptes bancaires en France. Procéder
aux ouvertures de comptes nécessaires.
- Passer en revue avec le banquier les conséquences fiscales
de ce statut et faire un bilan patrimonial.
- Identifier les produits financiers les plus adaptés et
la gestion de patrimoine adaptée. 6. Santé - Visite médicale et dentaire pour toute la famille.
- Obtenir toutes les informations utiles auprès du médecin
ou de certains organismes spécialisés tels le CMETE,
le CIVEM ou le SMI sur l'hygiène alimentaire, le traitement
de l'eau, les conditions sanitaires et les maladies spécifiques
de certains pays (paludisme) et les traitements préventifs
habituels.
- Selon les risques encourus, faire l'acquisition d'une trousse
médicale, de moustiquaires, de pastilles pour purifier l'eau
auprès de SMI Voyages et Santé.
- Vaccinations à faire selon le pays de destination pour
toute la famille et obtention du carnet international de vaccination.
- Carte de groupe sanguin à faire établir pour chaque
membre de la famille qui part.
- Renouvellement des ordonnances pour tout traitement en cours. 7.Protection sociale et assurance Vous aurez établi avec votre employeur le statut qui sera
le vôtre en matière de protection sociale : détachement
ou expatriation. a.maladie, maternité, invalidité
- En cas de détachement, votre employeur fera les formalités
nécessaires auprès de la DRI (Direction des Relations
Internationales) de la CPAM du siège de l'entreprise et vous
remettra les formulaires nécessaires qui ouvrent droit aux
prestations locales (E 101, E111 ou E106).
La durée du maintien au régime français sera
variable selon le pays d’affectation. Elle sera de 3ans lorsque
le pays n’est pas lié avec la France par une convention
de Sécurité Sociale . Pour les pays de l’EEE
et ceux ayant signé une convention de Sécurité
Sociale avec la France, se référer au texte de l’accord
que l’on trouve sur le site du CLEISS. La durée du
maintien sera précisée ainsi que les dispositions
prévues dans l’accord .
- Vous pouvez prévenir votre CPAM de votre départ
prochain et vous devez notifier votre CAF de votre départ
à l'étranger en leur envoyant copie du E101. Si vous
partez seul et si la famille reste en France, pas de procédures
spécifiques à faire auprès de votre CAF ou
CPAM habituelles. Hors UE, assurez-vous de l'existence ou non d'une
convention de Sécurité Sociale. S'il n'y en a pas,
vous (ou l'employeur !) serez soumis à double cotisation
avec les contributions obligatoires du pays d'accueil.
- En cas d'expatriation et quel que soit le pays de destination,
vous aurez l'obligation d'adhérer au régime local
de Sécurité Sociale. Employeur et salarié cotiseront
donc dans le pays d'accueil.
Dans tous les cas, Union Européenne, pays avec convention
ou sans, vous aurez à considérer si le régime
social obligatoire local offre une couverture sociale suffisante.
Sinon, une adhésion à la CFE s'impose mais l'employeur
n'a pas l'obligation de cotiser. C'est à voir avec lui. Ne
pas oublier que les remboursements se font sur la base des frais
réels mais dans la limite des tarifs appliqués en
métropole. Il peut donc être nécessaire de se
doter d'une assurance complémentaire soit en complément
de la CFE soit au premier franc. Attention, si votre mutuelle habituelle
n'accorde pas d'extension territoriale et n'offre donc pas de remboursements
complémentaires lors de votre séjour à l'étranger,
il faut vous affilier auprès d'un organisme habitué
à gérer les expatriés. La CFE a passé
des accords avec des assurances complémentaires pour que
vous obteniez rapidement les remboursements. Ces organismes offrent
également les remboursements au premier franc. b. retraite de base
En cas de détachement, aucun changement. La période
de travail effectuée à l’étranger sera
validée pour la liquidation de la retraite au même
titre que si elle avait été effectuée en France.
En cas d’expatriation, vous cotiserez à la retraite
locale. Si vous partez dans un pays de la CEE ou ayant signé
une convention avec la France, la totalisation des périodes
d'assurance accomplies dans les deux pays est prévue avec
un paiement au prorata. Si le pays n'a pas signé de convention,
il y aura liquidation séparée des retraites. Il faut
alors vérifier les conditions de versement de la pension
dans le pays d'accueil : durée de cotisation minimum, pension
non exportable...
Si c'est le cas et pour assurer la continuité avec le régime
français, vous pouvez adhérer à l'assurance
volontaire de la CFE : risque vieillesse pour le régime de
base. N'oubliez pas que l'employeur n'a pour obligation que de cotiser
dans le pays d'accueil. c. retraite complémentaire
Le système de coordination entre pays de l'Union Européenne
ou les pays ayant signé une convention ne s'applique pas
au régime de retraite complémentaire. Vous avez la
possibilité de cotiser à une retraite Arrco/Agirc
pour expatriés : la CRE/IRCAFEX par le biais d'une extension
territoriale qui peut être demandée par l'entreprise
(cas A ou B) ou par vous-même. Elle présente un caractère
facultatif pour l'entreprise. Vous avez également la possibilité
de cotiser à une retraite complémentaire locale ou
privée par capitalisation. d. chômage
Se prémunir contre toute mauvaise surprise en cas de perte
d’emploi est une nécessité.
Si vous êtes détaché au sens de la Sécurité
sociale et accomplissez pour votre employeur français une
mission à l’étranger, l’employeur a l’obligation
de vous maintenir au régime d’assurance chômage
français et de payer les cotisations.
Si vous êtes expatrié au sens de la Sécurité
Sociale française, tout dépendra de votre pays d’affectation.
Il existe une complète coordination au niveau européen
et la protection contre le risque chômage dépendra
du pays d’affectation. Hors CEE et qu'il y ait ou non convention,
l’expatrié ayant un contrat de travail avec un employeur
établi en France sera couvert contre ce risque puisque l’employeur
aura l’obligation de cotiser au GARP (Groupement des Assedic
de la Région Parisienne). Les salariés embauchés
par une entreprise étrangère ne seront couverts que
si l’employeur étranger adhère au Garp et paie
les cotisations . La demande doit concerner la totalité des
salariés expatriés de l ‘entreprise. Enfin,
le salarié non couvert par son entreprise peut adhérer
au Garp à titre personnel dans les douze mois qui suivent
son embauche. e. assistance
La garantie assistance / rapatriement sanitaire est soit automatiquement
incluse dans la couverture proposée par les mutuelles ou
est en option. Vérifier l'étendue de la couverture. 8. Logement à l'arrivée/ Relocation L'employeur vous aura indiqué s'il prend en charge le logement
et les services d'une société de relocation. Vous
pouvez alors établir avec eux les besoins qui sont les vôtres.
L'employeur peut également opter pour un voyage de reconnaissance
dans le pays d'accueil vous permettant ainsi de prendre les premiers
contacts localement .
Dans tous les cas, vous aurez prévu une formule d'hébergement
temporaire à l'arrivée. 9. Écoles Vous avez décidé si vos enfants vous accompagnent
ou si certains restent en France. Si c'est le cas, peut-être
avez-vous opté pour l'internat. Plusieurs établissements
accueillent les enfants d'expatriés. Faire les inscriptions
et prévoir un parent ou ami qui assure sur place un suivi
et une présence sur place. 10. Animaux domestiques - Il vous faudra trouver un foyer d'accueil temporaire si l'animal
reste en France.
- Si vous avez l'intention d'emmener un animal domestique à
l'étranger, sachez qu'ils ne sont pas toujours admis ou sous
certaines conditions avec des délais à respecter pour
les vaccins requis ou les certificats demandés. Renseignez-vous
auprès de l'Ambassade ou du Consulat sur les conditions d'entrée
et les formalités. Y-a-t-il d'autre part une mise en quarantaine
à l'arrivée ? Enfin les coûts de l'expédition
de l'animal seront-ils pris en charge par l'employeur ? Tout cela
peut amener à réfléchir sur l'opportunité
d'emmener un animal à l'étranger. 11. Véhicule - Si le véhicule reste en France, il faut prévoir
soit de l'entreposer soit de le vendre .
- Si vous décidez d'emmener le véhicule, renseignez-vous
auprès du Consulat sur les formalités requises, les
taxes à acquitter à l'arrivée et les mises
aux normes éventuelles. Votre véhicule sera-t-il conduit
ou expédié ? En ce cas, quels sont les frais pris
en charge par l'employeur ? Comme pour les animaux domestiques,
il faut voir le bien fondé de l'opération car il est
souvent plus intéressant de faire l'acquisition d'un véhicule
sur place.
- Dans tous les cas, pensez à vous munir du permis de conduire
approprié. Si vous partez dans un pays de l'UE, aucune difficulté.
Votre permis de conduire français suffit et ne doit plus
être échangé. Ailleurs, il faut vérifier
si un permis de conduire international est requis et le faire établir
par la Préfecture de Police dont dépend le domicile.
- Obtenez aussi de vote assureur un certificat de bonus/malus en
vue de l'obtention de tarifs privilégiés à
l'étranger. 12. Déménagement Vous avez établi avec l'employeur les entreprises à
contacter pour faire établir les devis (2 ou 3 en général)
et les frais pris en charge.
Il faut maintenant déterminer ce que vous emmenez après
avoir déterminé auprès du déménageur
sélectionné les formalités à accomplir
( un inventaire détaillé peut être demandé
ou un quitus fiscal). S'enquérir aussi si la sortie de certains
objets demande des formalités particulières (objets
d'art, armes…) ou si l'entrée de certains produits
ou objets peut être prohibée dans le pays d'accueil.
Vérifiez aussi les normes des appareils électriques
dans le pays d'accueil et achetez les transformateurs ou prises
requises.
Prévoyez la mise en garde-meubles des biens non déménagés
si vous ne gardez pas de logement en France. B) Liste de documents à emmener à prévoir
- passeport ou CI selon le cas
- autorisation de sortie du territoire pour les enfants
- Photos d'identité en nombre suffisant
- Copies des diplômes certifiés conformes
- Dossiers scolaires des enfants et bulletins de notes
- Livret de famille et photocopie
- Permis de conduire français ou international
- Carnets de santé et carnet international de vaccination
selon le pays de destination, carte de groupe sanguin
- Certificat de santé de votre animal
- Vérification des billets pour le voyage
- Chèques de voyage ou argent du pays d'accueil
SE FORMER
Vous avez tout passé en revue, vous pouvez maintenant vous
sensibiliser directement au pays qui va vous accueillir et à sa langue.
La formation interculturelle dispensée par des professionnels
est indispensable pour les pays plus lointains. Elle doit idéalement
durer plusieurs jours et inclure les membres de la famille qui partent.
Une formation linguistique intensive et ciblée peut être
à prévoir pour le salarié. Le conjoint pourra
généralement le faire sur une durée plus longue
à l'arrivée.
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