LA PERSPECTIVE DES JEUX OLYMPIQUES D’ATHÈNES EN 2004 ET L’ENTRÉE DE LA GRECE DANS LA ZONE EURO
Auteur : GROUPE THESIS
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En Grèce, un régime favorable a été établi pour attirer les capitaux étrangers en vue de promouvoir le déve-loppement économique du pays et de l'adapter aux nécessités de l’intégration européenne.

Les avantages dont disposent les entreprises étrangères désireuses d'investir en Grèce consistent en une fiscalité modérée, des subventions diverses, des facilités de change, un système de protection des biens acquis par des capitaux étrangers, des matières premières et une main-d’œuvre locale peu onéreuses, ainsi qu'un réseau de voies maritimes très important.

L’Etat grec attribue des marchés publics qui passent par la maîtrise de la pratique du règles du droit interne qui les réglementent ainsi que par la connaissance de l’ensemble du cadre juridique mis en place par l’Union Européenne pour favoriser la transparence et la libre concurrence.

D’autre part, à l’occasion du choix d’Athènes comme siège des Jeux Olympiques de 2004, le lancement de grands travaux bouleversera de façon positive toutes les infrastructures grecques.

Le budget prévu pour les J.O. 2004 est de 1,5 milliard de dollars et la conclusion marchés publics constituera un nouveau coup de fouet pour l’économie grecque.

A l’heure actuelle, des projets de développement et de réalisation de marchés publics font l’objet d’appels d’offre.

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Au cours de ces dernières années, la France a exporté vers la Grèce 5 fois plus qu’elle n’a importé de ce pays constituant ainsi un de ses partenaires principaux au sein de l’Union Européenne.

Au niveau économique, la Grèce a beaucoup changé d’abord pour se conformer aux critères de Maastricht et rentrer dans la zone euro.

Les déficits publics ont fortement diminué, passant de 13% du PIB en 1993 à 0,8% en 2000.

L’inflation est passée à 2,64% en 1999 (mais 4% en 2000 en raison de l’augmentation des prix du pétrole tandis que les taux d’intérêt ont progressivement diminué pour rejoindre ceux de la Banque Centrale Européenne favorisant ainsi les investissements privés et publics pour arriver à une forte croissance économique.

Les réformes du fond du système et notamment celle du système fiscal a abouti à ce que le taux marginal des entreprises non cotées doit baisser de 40% à 35% et le gouvernement grec a annoncé aussi une baisse de l’impôt sur le revenu de 45% en 2000 à 42,5 % en 2001 et 40% en 2002.

Réformes aussi dans le domaine de la sécurité sociale en prévoyant la création d’une caisse d’assurance maladie afin de promouvoir une prestation plus uniforme des soins de santé et instaurer une meilleure maîtrise des coûts.

I. Sa politique de grands travaux et de privatisations.

Les privatisations sont aussi à l’ordre du jour comme dans le domaine des télécommunications, électricité, ports, Olympic Airways, les services postaux, etc.

Une restructuration du pays, la modernisation des infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, ferroviaires, la réalisation d’un périphérique, la construction de nouvelles lignes de métro à Athènes, la construction d’une première ligne de métro à Thessalonique, la rénovation et la construction des hôtels.

A tous ces travaux s’ajoutent tous les projets liés à la préparation des Jeux Olympiques soit 12 nouveaux travaux de très grande ampleur transformant ainsi Athènes un forum d’occasions d’affaires.

Quelles perspectives à court terme offre son marché pour les entreprises françaises ?

Ses partenaires étrangers et en premier rang les entreprises françaises bénéficient déjà de la croissance de l’économie grecque d’autant plus qu’il y a des aides des financements européens dans de nombreux secteurs (industrie, environnement, services, santé, agroalimentaire…).

II. Sur les grands projets d’Athènes

  1. Les extensions du métro jugées prioritaires (consortium Olympic Métro réalisé par Siemens et Interinfra regroupant 21 entreprises françaises, allemandes et grecques dont le financement a été réalisé pour 90% par l’UE et 10% par le gouvernement grec. Les appels d’offres en procédure restreinte pour les lots électromécaniques devront être lancés d’ici la fin de l’année pour un budget prévisionnel de 1,3 milliards d’euros) ;
  2. Le tramway d’Athènes pour assurer la liaison centre-ville avec les installations sportives olympiques situées au sud.
  3. Le réseau ferroviaire suburbain : le RER athénien (Corinthe, Chalkis - le contrat d’études de la réalisation des gares a été attribué en fin d’année 2000 à l’AREP, filiale de la SNCF spécialisée dans la conception de gares ferroviaires.
  4. Le métro de Thessalonique : confié pour la partie études à Systra et pour la réalisation à un groupement franco-canadien mené par Bouygues et Bombardier.
  5. Les améliorations des transports en commun : parkings et bus, nouveaux trolleybus, rénovation et modernisation des stations de la ligne 1 du métro, renouvellement du matériel.
  6. Le réseau ferroviaire national : L’Ergose, la filiale des chemins de fer grecs OSE procédera aux travaux du réseau ferroviaire d’une longueur totale d’environ 2.700 km (axe principal Athènes-Salonique avec un dédoublement de la voie, l’électrification et la signalisation).
  7. Les grands axes routiers : construction des autoroutes.
  8. Le périphérique d’Athènes : Route qui relie l’aéroport de Spata avec Elefsina (participation du groupe français Egis Projects.
  9. Les ports et aéroports : modernisation des ports d’Igoumenista et de Patras. Améliorer l’interconnexion avec les ports européens et de développer le transport combiné. Modernisation des aéroports de Thessalonique, Héraklion, Corfou et Rhodes.
  10. Le développement du tourisme : manque des hôtels en Attique pour les JO 2004
    L’unification des sites archéologiques d’Athènes : la mise en valeur du caractère historique d’Athènes et la réhabilitation du contre-ville ainsi que l’amélioration de la qualité de vie et de l’environnement (Concepto Lumière, société de services pour l’étude pour l’éclairage des sites archéologiques, Roger Narboni Directeur de cette PME)
  11. Les jeux Olympiques Athènes 2004 : Organisation évaluée à un budget de 4,4 milliards d’euros. Construction de nouveaux centres sportifs, la rénovation de stades existants et des installations provisoires, construction du Village Olympique (Thracomacedonès construit par la société Village Olympique SA filiale de l’OEK pour un montant de 368 millions d’euro qui comprend 4 lots de 2.292 habitations en tout qui sont répartis en 366 immeubles de trois étages pour la grande majorité + une enveloppe de 50 millions d’euros prévue pour les espaces verts et l’environnement du village), village des médias, centre hippique, les ouvrages de lutte contre les inondations.

Bernadette BRUGERON
DEA de Droit Privé
Avocat à la Cour